Mon mâle mesure 6/7 cm et la femelle 5/6 cm en sachant que c'est une petite espèce 10 cmTropheus45 a écrit :Et à voir les photos ce sont de petits sauvages que dis-je très jeune vu la taille
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Simochromis babaulti
Jean Christophe
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- biodivmax
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Je viens de relire un article de Klaus Steinhaus dans Buntbarsche bulletin 250, et il décrit son expérience avec cette espèce.
Il a récupéré 20 jeunes de 2,5 cm, les a fait grandir dans un bac de 450 litres, puis en a isolé 8 (3 mâles et 5 femelles) dans un bac de 120 cm et 280 litres avec un groupe de Tropheus Ujiji (!)
Ils se sont bien adaptés, les 3 mâles ont déterminé chacun un petit territoire centré sur une roche, l'un à gauche du bac, l'autre au milieu, le troisième à droite, et ont commencé à reproduire à la taille de 5 cm. Deux ans plus tard ils faisaient 11 cm et étaient toujours dans la même configuration et reproduisaient toujours, sans aucun massacre.
Le bac est assez peu enroché, mais rempli de pieds d'Anubias qui créent des barrières visuelles importantes.
Il ne parle pas des interactions avec les Ujiji, mais il est intéressant de savoir qu'en les faisant grandir ensemble, les Simochromis babaulti se maintiennent correctement en groupe dans de si petits volumes.
A essayer peut-être...
Il a récupéré 20 jeunes de 2,5 cm, les a fait grandir dans un bac de 450 litres, puis en a isolé 8 (3 mâles et 5 femelles) dans un bac de 120 cm et 280 litres avec un groupe de Tropheus Ujiji (!)
Ils se sont bien adaptés, les 3 mâles ont déterminé chacun un petit territoire centré sur une roche, l'un à gauche du bac, l'autre au milieu, le troisième à droite, et ont commencé à reproduire à la taille de 5 cm. Deux ans plus tard ils faisaient 11 cm et étaient toujours dans la même configuration et reproduisaient toujours, sans aucun massacre.
Le bac est assez peu enroché, mais rempli de pieds d'Anubias qui créent des barrières visuelles importantes.
Il ne parle pas des interactions avec les Ujiji, mais il est intéressant de savoir qu'en les faisant grandir ensemble, les Simochromis babaulti se maintiennent correctement en groupe dans de si petits volumes.
A essayer peut-être...
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Je suis même quasi-certain que çà se serait mal passé dans un bac plus grand.
Je pense que çà a été possible et parce que les poissons ont grandi ensemble, et parce que Steinhaus a 30 ans d'expérience d'élevage de Tropheus et de Petrochromis, et parce que le bac est tellement petit que l'agressivité des poissons ne peut s'exprimer (surtout que même s'il ne le dit pas dans cet article, il signale dans d'autres que ses colonies de Tropheus comportent entre 8 et 12 poissons adultes).
Je pense que çà a été possible et parce que les poissons ont grandi ensemble, et parce que Steinhaus a 30 ans d'expérience d'élevage de Tropheus et de Petrochromis, et parce que le bac est tellement petit que l'agressivité des poissons ne peut s'exprimer (surtout que même s'il ne le dit pas dans cet article, il signale dans d'autres que ses colonies de Tropheus comportent entre 8 et 12 poissons adultes).
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si vous voulez en savoir plus sur l'histoire naturelle des petits Simochromis (ici pleurospilus):
http://behav.zoology.unibe.ch/sysuif/up ... gy2010.pdf
Je vous le résume en français quand j'ai le temps.
http://behav.zoology.unibe.ch/sysuif/up ... gy2010.pdf
Je vous le résume en français quand j'ai le temps.
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Ce n'est pas une traduction, c'est un résumé qui reprend des éléments d'autres articles et vous intéressera tous je pense.
C'est un peu comme çà que je voudrais traiter l'histoire naturelle des différentes espèces dans le futur livre.
Simochromis pleurospilus est un petit cichlidé de la tribu des Tropheines. Il habite les berges du lac Tanganyika entre 0,5 et 12 mètres de profondeur, et se nourrit seulement d’algues épilithiques (qui poussent sur les roches). C’est une espèce qui se reproduit toute l’année.
Il s’agit d’une espèce sexuellement dimorphique avec des mâles plus grands que les femelles ( 11 cm de longueur totale contre 5 à 7 pour les femelles), d’une couleur de fond vert iridescent et ornés de tâches rouges que ne possèdent ni les femelles ni les juvéniles. Les mâles adultes défendent individuellement des territoires contigus de 2 à 4 mètres carrés, qui occupent une fraction seulement du territoire disponible.
Les males défendent vigoureusement dans leurs petits territoires des ressources alimentaires distribuées de façon homogène dans le paysage, en l’occurrence des algues filamenteuses de zone de ressac. Cette défense du territoire se fait essentiellement contre les compétiteurs alimentaires, en particulier les autres Simochromis et les Tropheus moori, mais étrangement ne concerne qu’environ deux-tiers des femelles de leur espèce, le tiers restant étant autorisé à utiliser les ressources du territoire. Il semblerait que les femelles préfèrent utiliser le territoire alimentaire des mâles, car elles risquent moins de se faire évincer par d’autres herbivores, qui sont violemment repoussés par les mâles, et peuvent donc consacrer plus de temps à se nourrir et moins à éviter les agressions. Les femelles Simochromis pleurospilus étant les plus petits poissons brouteurs de leur biotope, ce sont en effet elles qui se font le plus facilement chasser par les compétiteurs alimentaires. Les mâles sélectionnent les femelles qu’ils vont tolérer sur leur territoire en effectuant des prémices de comportement reproducteur, en tournant avec la femelle, et en heurtant son abdomen, ce qui leur permet probablement de quantifier son état de réceptivité sexuelle, selon des indices visuels, olfactifs, et peut-être auditifs. Les femelles n’hésitent pas à visiter les territoires de plusieurs mâles les uns après les autres, pour profiter au maximum des ressources alimentaires disponibles.
Il semblerait ainsi que la défense du territoire par le mâle puisse générer des zones de ressources alimentaires de qualité supérieure, qui constituent par conséquent une forme d’attractif sexuel, le mâle possédant le territoire le plus riche d’un point de vue de la culture des algues attirant le plus facilement les femelles.
Les femelles, qui ne sont jamais territoriales chez Simochromis pleurospilus, se rencontrent soit dans la zone des deux mètres de profondeur, là où les mâles défendent des territoires épars mais regroupés en « leks éclatés » ( des zones assez étendues où plusieurs mâles de même espèce paradent de façon à attirer et fertiliser les femelles, et qui dans certains cas peuvent contenir des ressources utiles aux femelles), soit dans une zone plus profonde, aux alentours de 7 mètres de profondeur, là où les algues poussent encore en quantité juste suffisante pour les nourrir, mais où la plupart des autres herbivores ne se rendent pas car le milieu n’y est plus tout à fait assez riche. Il s’agit à priori dans le premier cas de figure des femelles prêtes à reproduire, et dans le second des subadultes et des femelles en incubation. Les mâles choisissent quant à eux la zone des deux mètres de fond, car c’est celle qui combine haute productivité du milieu, avec un rendement d’algues très élevé, et prédation la plus basse possible (les oiseaux piscivores plongent jusqu’à 1,8 m, les poissons prédateurs sont plus fréquents sous 5 mètres).
Les juvéniles de Simochromis pleurospilus jusqu’à quatre centimètres de long se rencontrent juste à la surface de l’eau sous les galets du ressac, car ils sont trop petits pour intéresser les oiseaux piscivores, et profitent de la productivité très haute de la zone très peu profonde inondée de lumière.
C'est un peu comme çà que je voudrais traiter l'histoire naturelle des différentes espèces dans le futur livre.
Simochromis pleurospilus est un petit cichlidé de la tribu des Tropheines. Il habite les berges du lac Tanganyika entre 0,5 et 12 mètres de profondeur, et se nourrit seulement d’algues épilithiques (qui poussent sur les roches). C’est une espèce qui se reproduit toute l’année.
Il s’agit d’une espèce sexuellement dimorphique avec des mâles plus grands que les femelles ( 11 cm de longueur totale contre 5 à 7 pour les femelles), d’une couleur de fond vert iridescent et ornés de tâches rouges que ne possèdent ni les femelles ni les juvéniles. Les mâles adultes défendent individuellement des territoires contigus de 2 à 4 mètres carrés, qui occupent une fraction seulement du territoire disponible.
Les males défendent vigoureusement dans leurs petits territoires des ressources alimentaires distribuées de façon homogène dans le paysage, en l’occurrence des algues filamenteuses de zone de ressac. Cette défense du territoire se fait essentiellement contre les compétiteurs alimentaires, en particulier les autres Simochromis et les Tropheus moori, mais étrangement ne concerne qu’environ deux-tiers des femelles de leur espèce, le tiers restant étant autorisé à utiliser les ressources du territoire. Il semblerait que les femelles préfèrent utiliser le territoire alimentaire des mâles, car elles risquent moins de se faire évincer par d’autres herbivores, qui sont violemment repoussés par les mâles, et peuvent donc consacrer plus de temps à se nourrir et moins à éviter les agressions. Les femelles Simochromis pleurospilus étant les plus petits poissons brouteurs de leur biotope, ce sont en effet elles qui se font le plus facilement chasser par les compétiteurs alimentaires. Les mâles sélectionnent les femelles qu’ils vont tolérer sur leur territoire en effectuant des prémices de comportement reproducteur, en tournant avec la femelle, et en heurtant son abdomen, ce qui leur permet probablement de quantifier son état de réceptivité sexuelle, selon des indices visuels, olfactifs, et peut-être auditifs. Les femelles n’hésitent pas à visiter les territoires de plusieurs mâles les uns après les autres, pour profiter au maximum des ressources alimentaires disponibles.
Il semblerait ainsi que la défense du territoire par le mâle puisse générer des zones de ressources alimentaires de qualité supérieure, qui constituent par conséquent une forme d’attractif sexuel, le mâle possédant le territoire le plus riche d’un point de vue de la culture des algues attirant le plus facilement les femelles.
Les femelles, qui ne sont jamais territoriales chez Simochromis pleurospilus, se rencontrent soit dans la zone des deux mètres de profondeur, là où les mâles défendent des territoires épars mais regroupés en « leks éclatés » ( des zones assez étendues où plusieurs mâles de même espèce paradent de façon à attirer et fertiliser les femelles, et qui dans certains cas peuvent contenir des ressources utiles aux femelles), soit dans une zone plus profonde, aux alentours de 7 mètres de profondeur, là où les algues poussent encore en quantité juste suffisante pour les nourrir, mais où la plupart des autres herbivores ne se rendent pas car le milieu n’y est plus tout à fait assez riche. Il s’agit à priori dans le premier cas de figure des femelles prêtes à reproduire, et dans le second des subadultes et des femelles en incubation. Les mâles choisissent quant à eux la zone des deux mètres de fond, car c’est celle qui combine haute productivité du milieu, avec un rendement d’algues très élevé, et prédation la plus basse possible (les oiseaux piscivores plongent jusqu’à 1,8 m, les poissons prédateurs sont plus fréquents sous 5 mètres).
Les juvéniles de Simochromis pleurospilus jusqu’à quatre centimètres de long se rencontrent juste à la surface de l’eau sous les galets du ressac, car ils sont trop petits pour intéresser les oiseaux piscivores, et profitent de la productivité très haute de la zone très peu profonde inondée de lumière.
Modifié en dernier par biodivmax le 14 août 2014, 10:20, modifié 1 fois.
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oui là c'estc'est un résumé qui reprend des éléments d'autres articles et vous intéressera tous je pense.
C'est un peu comme çà que je voudrais traiter l'histoire naturelle des différentes espèces dans le futur livre. là je n'allais pas si loin, mais je pense que cela aura plus de contenu et donc bien plus intéressant.
Sébastien
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Bonjour à tous de retour de vacances je pense que j'ai perdu ma dernière femelle simochromis Babaulti je ne la vois pas depuis hier


Jean Christophe
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