Le choix de population me semble très bien aussi, sous réserve de trouver les
Petrochromis famula de cette localité, qui sont rares dans le hobby.
Par contre, une petite remarque concernant la philosophie sous-jacente à:
CLAUDEAQUA a écrit:Malgré tout,
je maintient, qu'un bac spécifique de "brouteur tanganyika", c'est quand même mille fois mieux que ce mélange de biotope africain, qui ressemble plus a une bouillabaisse marseillaise qu'a une passion réflechis.
bien évidement que l'on peux mettre n'importe dans un bac, mais enfin, soyons raisonnable ...
enfin ce n'est que mon avis.
personnellement je n’adhère pas a vos délires ...

La logique de cette remarque me semble être d'éviter de mettre en contact des poissons qui ne se rencontrent pas ensemble dans la nature, ce qui implique si l'on va jusqu'au bout de ses idées, de ne mettre dans un même bac que des poissons qui vivent vraiment ensemble dans la nature ( et vraiment ensemble çà veut dire même localité, même biotope, même profondeur, ils se rencontrent vraiment dans la nature, quoi). Ce qui, sauf n'avoir que des bacs monospécifiques, implique une quantité non négligeable de recherches et de chance pour trouver des poissons exactement de même localité, car bien rares sont les localités d'où sont exportées plusieurs variétés de poissons intéressants.
J'ai un bac de poissons du Victoria qui a été réalisé avec cet à priori sous-jacent, tous les poissons viennent de l'île de Makobe en Tanzanie, et je me suis fait railler par un ami ichtyologiste, qui m'a dit que mes
Haplochromis sp. "blue obliquidens" ne vivaient pas au même endroit que les
Pundamilia nyererei, les
Paralabidochromis sauvagei et les
Mbipia lutea: la première espèce vit dans les zones d'eau calme de la côte sous le vent et à faible profondeur, les 3 autres dans les rochers plus profonds des eaux agitées de la côte au vent...
Restons donc humbles, et contentons nous de maintenir des poissons dont les exigences sont compatibles entre elles, en respectant les goûts et envies de chacun tant que ce qu'il fait peut fonctionner. D'autant plus qu'il est à mon sens plus correct d'un point de vue aquariologique de maintenir dans un même bac des poissons aux exigences semblables que des poissons peut-être originaires de la même localité, mais aux exigences incompatibles.
Entre les deux configurations suivantes par exemple, pour le bac de 950 litres dont parle le post, que choisiriez-vous?
bac 1:
Cyphotilapia gibberosa "Kitumba", Cyprichromis sp. "jumbo Kitumba", Neolamprologus leloupi "Kitumba", Petrochromis sp. "orange Kitumba": ils viennent tous du même endroit, et peuvent se croiser dans la nature dans des zones rocheuses escarpées de 15 à 25 m de profondeur, mais les poissons ne vont pas bien cohabiter, certains risquant de manger ou brutaliser les autres.
bac 2:
Tropheus sp. "black Kiriza" du Tanganyika, Petrotilapia sp. "Chitimba" du Malawi, mpibia lutea "Makobe" du Victoria, Tilapia guinasana de Namibie: ils ont exactement les mêmes exigences écologiques, le même degré d'agressivité, et des tailles à peu près compatibles.
A mon avis le deuxième marchera mieux que le premier...
Quand aux délires, je pense qu'il ne faut quand même pas exagérer, je n'ai pas proposé de combinaisons extravagantes.
Après, je suis le premier à préférer un bac biotope, mais je reste très ouvert quant aux autres solutions si cela reste raisonnable ( pas trop d'accord pour maintenir des
Tropheus avec des scalaires par exemple, même si les souches du commerce de scalaires survivraient très bien dans la même eau que les Tropheus).