Association Gtroph

La passion pour les brouteurs du lac Tanganyika

Tropheus Ilangi

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Re: Tropheus Ilangi

Message par mauri » 21 Mar 2018, 17:30

DENIS a écrit:ça reste un poisson mythique



je vais un peu remettre le couvert, mais je pense de plus en plus que nous passons à coté d'un sujet tres interessant, en dépit que certains pensent que l'on a tout dit sur ce poisson.
en vrac :
- comment ce troph est il arrivé en Europe (on sait à peu pres) et, surtout, pourquoi est il encore un poisson aussi recherché, un véritable mythe pour les allemands ? (meme si la rareté actuelle est surtout le fait de le peche suspendue)
- comment s'explique ces differences de patron, entre le rouge et le jaune ? selection, hybridation ?? y a t il eu influence des premiers pecheurs et si oui, laquelle ?
- s'il s'agit, comme on commence à le penser, d'une hybridation naturelle, alors nous avons la grande chance de la voir se former sous nos yeux, de comprendre comment elle est née, d'etuduer la stabilité...un sujet d'etude formidable en relation avec le developpement des troph dans le lac:)

et ill y a un formidable paradoxe : alors que ce poisson est "mythique", il existe peu d'article, documenté avec précision, sur ces différents aspects.
Gérard AFC 1235/78 Gtroph 001/78

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Re: Tropheus Ilangi

Message par Petro91 » 22 Mar 2018, 09:24

DENIS a écrit:ça reste un poisson mythique
Je ne suis pas d'accord avec toi.
Pourquoi mythique ? :shock:
Le Tropheus mythique par excellence a toujours été le Maswa, pour les petites taches, sa tête bleue, sa barre jaune et le fait qu'il ne change pas de couleur, ou peu, en position dominé ou dominant.

Les Moorii ont des couleurs très fluctuantes selon et le Ilangi est comme les autres.
Après, pour des raisons de spéculation, (un peu comme le Sp Red chez les Petro) une poignée de mecs ont décidé de le "penser" rare.
L'effet de rareté recherché, a été accentué par les subdivisions créées de toute pièce dans cette déjà petite famille : les jaunes, plus jaunes .... encore plus jaunes ... qui ne sont que le résultat d'un mythe.
Je me souviens d'avoir vu des mecs s’engueuler aux Réunions de l'AFC à propos du nombre d'écailles jaunes sur un Maswa : les fameuses et indispensables 6 écailles.
Il suffit de voir les arrivages de F0 pour constater qu'ils sont comme nous, bruns, roux, blonds .... comme les Ilangi.

Cette affaire est plus philosophique que ichtyologique : Créer de la rareté afin de lui donner de l'importance.

Je vais faire simple. Le Tropheus est un joli Tropheus. D'autres sont largement aussi beaux, plus colorés même et plus stables en couleurs.
Mais c'est un avis. :wink:
Eric
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Re: Tropheus Ilangi

Message par mauri » 22 Mar 2018, 10:23

un autre avis :

Le duboisi est une sorte d'icone du lac, au moins pour les Tropheus; mais je suis de l'avis de Denis : l'ilangi reste un mythe.
Cela ne veut pas dire qu'il est le plus beau, loin de là; perso, le patron du Chilanga me semble plus interessant
Cela ne veut pas dire qu'il n'est pas, comme d'autre, le fruit de la rareté, certainement créée, à un moment, par qq pecheurs ou exportateurs.

Mais l'interet qu'on lui porte est constant dans la durée, et pas uniquement pour sa couleur : mythe, c'est aussi un peu mystere, comme celui qui a trait à son origine et au débat sur le fameux "hybride naturel"; et nous sommes bien là dans une discussion ichtyologique..qui n'est pas terminée et qui concerne aussi les autres poissons du lac. Ici, le pb n'est pas de compter les écailles, mais d'essayer de voir si nous pouvons mieux comprendre cette extraordianire diversité de la faune endmique du lac, en particulier pour les Tropheus; Darwin n'est pas loin...C'est l'occasion pour les aquariophiles d'ecouter les scientifiques, de prendre du recul sur leur passion, de plnger un peu dans la génétique, au dela, justement, de la systematique en réflechissant, par exemple, sur la notion d'espece et en prenant du recul sur le fameux débat de l'hybridation.

Non, l'Ilangi n'est pas "le résultat d'un mythe" : c'est un mythe.

je me permets d'ajouter un commentaire pour toi, Eric : que tu aies un avis perso, rien d'anormal, et cela doit etre respecté. Par contre, tu t'exprimes aussi en tant que president d'une association spécialisée, c'est à dire que tes paroles sont celles de l'association; elle sont écoutées, lues par tous, y compris les plus jeunes et les moins experimentés. Cela doit naturellement conduire à prendre du recul, à exposer, en tant que Président, les differentes theses et avis, afin que chacun puisse de faire sa religion. Or, à chaque fois que ce sujet est abordé, et cela depuis de nombreuses années, j'ai le sentiment de n'entendre que ton avis perso que tu avais un jour résumé ainsi "il n'y a plus rien à dire sur le sujet". une position "gtroph" beaucoup trop tranchée, me semble t il.
Gérard AFC 1235/78 Gtroph 001/78

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Re: Tropheus Ilangi

Message par Tropheus45 » 22 Mar 2018, 13:04

Alors là bien dit Gérard, nous sommes plusieurs à penser comme toi, et pour la rareté çà c'est pas un mythe la difficulté à le pêche, cela ne veux pas dire impossible mais "on peu lire qu'il serai peu nombreux" j'ai mi des """ car je n'y suis pas allé voir :D :D
Sébastien
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Re: Tropheus Ilangi

Message par Petro91 » 22 Mar 2018, 13:34

Mythe .... icone .... légende ...... et pourquoi-pas, après tout, tout est bon dans l'poisson ? :roll:

A présent, la question posée de l'hybridation naturelle est une question banale. Tous les Tropheus sont des hybrides naturels.
La seule question qui vaille, c'est quand. Comme il s'agit de 100énes de milliers d'années, on va pas ergoter et se battre pour compter les buchettes.
Il est évident que par familles géographiques, les Moorii sont les mêmes, avec un coup de pinceau de couleur vive ou non, rouge, jaune ... restons prosaïque.
On les choisi avec le plaisir de les élever.

Là ou j'ai toujours au du mal, c'est dans le fait de choisir "UN" poisson, uniquement sur le critère de sa rareté, de sa valeur, de son coût.
On en revient là, à des débats philosophiques .... d'ordre éthique.

C'est encore le débat sur le Sp Red, il y a quelques années. :-|
Eric
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Re: Tropheus Ilangi

Message par mauri » 22 Mar 2018, 14:22

Je suis presque d'accord avec toi : un mythe, c'est un mythe, il faut y croire :)

et le fait de choisir un poisson en particulier, une espece, une variété, peut surprendre, uniquement parce qu'il y a choix..

Pourtant, l'homme est ainsi fait : il observe, ce qui le conduit tres souvent à etudier d'abord 'ce qui dépasse", et là, cet Ilangi, il fait tache dans le décor; A bien y regarder, on pourrait aussi se poser des questions sur le duboisi, et meme se demander s'il s'agit d'un Troph comme les autres...on pourrait aussi se demander pourquoi tel ou tel petro n'est pas rangé avec les autres...
Je ne pense pas que l'hybridation naurelle soit une "question banale" car on est tres loin d'en avoir fait le tour; je ne pense pas non plus que tous les tropheus soient le résultat d'une hybridation naturelle (en tout cas, l'affaire a dû se conclure il y a qq millions d'années)

Sur ces questions, nous sommes loin de la philosophie, de l'ethique, ou alors il faut revenir aux grandes questions de l'homme, de ses origines. Lorsque Darwin a publié ses premiers travaux, il y a eu surprise, contestation, protestation... pourtant, l'origine des especes, élaborée souvent à partir d'observations ponctuelles, est devenue une base solide.

Non, je ne pense pas qu'un poisson soit le meme que les autres, pas plus que les autres elements du vivant, et oui, j'ai la conviction que le role des associations comme les notres n'est pas seulement de "promouvoir" les poissons, de mieux les connaitre et les maintenir : en fait, sur la base des recherches menées notamment pas les scientifiques, il s'agit aussi de guider vers des reflexions qui ne nous sont pas familieres, d'ouvrir le regard, par exemple ce qui touche à la génétique et ce qui a fait ce lac, sa faune et sa flore, objet de notre passion.
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Re: Tropheus moorii Ilangi

Message par Tropheus45 » 09 Aoû 2019, 13:32

Par contre à Sumbu, Evert Van Ammelrooy, a photographié un spécimen, à une quinzaine de mètres de profondeur, qui ressemble traits pour traits aux prétendus Tropheus moorii Ilangi " Real Yellow "...
Comme les exportateurs n'en sont pas à un mensonge près... De là à ne pas croire que le " prétendu " Real Yellow "n'en est pas un, il n'y a qu'un pas ...
xenotrophe

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Re: Tropheus Ilangi

Message par Petro91 » 09 Aoû 2019, 13:37

Après qu'il s'agisse d'un individu on d'un troupeau …. telle est la question depuis toujours. :wink:
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Re: Tropheus Ilangi

Message par Tropheus45 » 19 Nov 2019, 23:07

Voilà un passage de nos amis Russe

Cette espèce connue sous le nom d'Ilangi Moorii a été trouvée avec le variant de T. sp. Chilanga. 'rouge' (dans la baie de Kasaba) est souvent classé comme T. moorii en raison de son corps de couleur jaunâtre, mais l'analyse de l'ADN a montré qu'il fait partie de T. sp. «rouge» (Salzburger 2006) ou. plus probablement un hybride entre T. moorii (variante de Nangu) et T. sp. 'commander' (variante de Chilanga).
Ad Konings écrit dans son livre (2015) que cette espèce n'est plus présente dans le lac. Mais heureusement, cela semble faut, parce que, par exemple, Evert van Ammelrooy, récemment, T. 'Ilangi' a réussi à trouver et à photographier dans le lac. L'exemple de l'extermination complète de cette espèce a également contribué au fait que la zone fait maintenant partie du parc national de Sumbu et qu'il est interdit de pêcher dans la zone.

j'avais mis la photo message d'avant :wink:
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Re: Tropheus Ilangi

Message par Tropheus45 » 20 Nov 2019, 00:26

Photographies de spécimens purs et 11 spécimens hybrides putatifs. Les lettres indiquent le phénotype
affectation à une classe de phénotype spécifique : L, olive claire; D, olive foncée; R, rouge; H, hybride; j, juvénile.

Image

Mais dans cette étude de Salzburger 2006 on peut lire aussi : L’événement de mélange remonte à 1998, lorsque les pêcheurs locaux ont recueilli environ 300 Tropheus adultes plusieurs sites dans la partie sud du lac (les emplacements exacts ne sont pas connus) afin d’exporter les poissons pour l’aquarium commerce. Les pêcheurs se sont vu refuser des permis d’exportation, cependant. Mais au lieu de rendre les poissons à leur habitat d’origine, comme sur instruction des autorités locales, la capture a été un petit bassin portuaire d’environ 200 m2 de taille en face de le Département des pêches à Mpulungu, en Zambie.
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Re: Tropheus Ilangi

Message par philB » 20 Nov 2019, 10:05

j avais lu en partie cette étude..
je crois me souvenir qu à l étonnement des chercheurs se vaste groupe de provenances diverses n avait pas '( du moins en 10 ans ) commencé à ressembler à un capharnaum totalement hybridé..Il y avait encore nettement notamment des rouge et des olive ( voir images).
Les scientifiques expliquaient cela par la préférence qu auraient les femelles pour les mâles de leur propre patron de coloration....
Inversement l hybridation existait malgré tout...puisqu il s agit d une seule espèce ( voir images ) :)
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Re: Tropheus Ilangi

Message par Tropheus45 » 20 Nov 2019, 10:59

Oui tu as raison mais on voit que certain font des études poussé et on découvre des choses intéressant à chaque fois.
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Re: Tropheus Ilangi

Message par philB » 20 Nov 2019, 11:07

Je vais essayer de retrouver cette étude Salzburger ( merci 😉) pour en dire plus ou voir si évolutions notables .
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Re: Tropheus Ilangi

Message par Tropheus45 » 20 Nov 2019, 11:11

Je l'ai lu hier soir traduit mais c'est dure :oops: :oops:

BERND EGGER, KRISTINA M. SEFC, LAWRENCE MAKASA, CHRISTIAN STURMBAUER ET WALTER SALZBURGER
De l'Institut de zoologie, Université de Bâle, Vesalgasse 1, 4051 Bâle, Suisse (Egger et Salzburger); l'Institut
de zoologie, université de Graz, Universita¨tsplatz 2, 8010 Graz, Autriche (Sefc et Sturmbauer); et le lac Tanganyika
Unité de recherche, Département des pêches, PO Box 55, Mpulungu, Zambie (Makasa).
Adressez votre correspondance à Walter Salzburger à l'adresse ci-dessus ou envoyez un courrier électronique à: walter.salzburger@unibas.ch
Résumé
Dans les poissons cichlidés haplochromines extrêmement riches en espèces des Grands Lacs d’Afrique de l’Est, isolement prézygotique entre espèces étroitement liées est souvent maintenu par couleur-assortiment de l’accouplement. En 1998, pêcheur local travaillant pour l’ornemental. Le commerce du poisson a libéré différentes formes de couleur du genre cichlide Tropheus dans un petit bassin portuaire dans la partie sud du lac Tanganyika. Cette fusion artificielle des morphes de couleur offre une possibilité unique d’étudier les modèles d’accouplement dans les cichlidés en un environnement naturel au fil du temps. Dans une étude sur les précurseurs, nous avons analysé les génotypes et les phénotypes de près de 500 individus échantillonné entre 1999 et 2001 et à découvert un degré marqué d’accouplement de couleur-assortiment, qui dépendait du niveau de dis similarité de motif de couleur entre les morphes. Douze ans après l’introduction de morphes non indigènes, nous avons de nouveau échantillonné
Tropheus individus du bassin portuaire et d’une population adjacente, à l’origine pure et analysé phénotypes (coloration) et génotypes (région de contrôle mitochondrial et 9 microsatellites loci) pour évaluer l’état actuel du mélange population. Les principales analyses des données de score de couleur et les tests d’affectation de population montrent une augmentation niveau d’hybridation introgressive entre les morphes mais aussi une certaine couleur-assortative en cours d’accouplement dans les morphes. Le mode d’accouplement observé pourrait avoir été influencé par des conditions environnementales fluctuantes comme les proliférations d’algues périodiques
ou augmentation de la sédimentation causant des troubles dans un lac autrement limpide.
Mots clés : troupeau d’espèces cichlides, Tropheus moorii, translocation faunique, accouplement associatif, assig de populationLa formation de l’isolement reproductif constitue un élément crucial biologique. L’isolement reproductif peut
évoluer sous une variété de mécanismes, qui sont classés en barrières pré zygotes et post zygotes d’isolement, la réduction du flux génétique entre les espèces (Coyne et Orr 2004). Il a été démontré que plusieurs espèces assortiment de préférences d’accouplement en l’absence de post zygotique l’isolement (p. ex., Mcmillan et al. 1997; Seehausen et al. 1997; Jiggins et al. 2004), corroborant la notion selon laquelle les la fécondation et, partant, l’isolement prématuré en raison de la fréquentation caractéristiques et préférences associées sont susceptibles d’être communes causes de l’isolement reproductif (pour un examen, voir Ritchie, 2007). Les poissons cichlidés haplochromines extrêmement riches en espèces des Grands Lacs d’Afrique de l’Est où isolement prézygotique par accouplement comportemental direct a démontré que les préférences sont les principales barrières d’isolement reproductif chez les espèces étroitement apparentées (voir, par exemple, Salzburger 2009; Seehausen 2009). Bien que le rôle et importance relative de l’aspect visuel, olfactif et acoustique les indices utilisés dans le choix haplochromines mate est toujours pas clair, il est une preuve solide du rôle dominant des repères visuels dans
un couple d’espèces sympatriques du lac Victoria (Maan et al. 2004; Stelkens et coll. 2008). Intra- et interspécifique variation in male coloration nuptiale et les préférences féminines correspondantes sont cichlidés haplochromines (Seehausen 2000). Le exemple le plus impressionnant pour le motif de couleur intra spécifique variation est le genre Tropheus du lac Tanganyika, avec actuellement plus de 100 morphes de couleur décrits distribués la plupart du temps dans l’habitat rocheux et peu profond du lac (Schupke 2003). La sélection sexuelle aurait contribué à l’évolution des nombreux morphes de couleur, bien que Tropheus manque de certaines des caractéristiques qui sont généralement associée à la sélection sexuelle comme le dimorphisme sexuel et la polygamie (Egger et al. 2006). Études phylo géographiques.
Journal de l’hérédité 2012 : 103(4) a révélé une histoire évolutionnaire assez complexe du genre :
les fluctuations récurrentes majeures et mineures du niveau des lacs étaient les suivantes : cause probable du déplacement de la population, contact secondaire, et l’introgression entre les morphes différenciés (Baric et al.
2003; Sturmbauer et al. 2005; Egger et al. 2007). En vertu de ces un scénario, le niveau d’introgression entre morphes est probablement influencée par le degré d’isolement reproductif pendant les phases de contact secondaire parce que la présence et l’absence de préférences assorties en matière d’accouplement sous-tend l’isolement reproductif et le mélange aléatoire, respectivement (Bateson, 1983).
En revanche, les préférences même accélérer la fusion des pools de gènes (Rosenfield et Kodric-Brown 2003).
Dans le sud du lac Tanganyika, une fusion artificielle de plusieurs morphes de Tropheus de couleur différente ont créé une situation qui est semblable au contact secondaire entre les populations allo patriciennes après une chute du niveau du lac. L’événement de mélange remonte à 1998, lorsque les pêcheurs locaux ont recueilli environ 300 Tropheus adultes plusieurs sites dans la partie sud du lac (les emplacements exacts ne sont pas connus) afin d’exporter les poissons pour l’aquarium commerce. Les pêcheurs se sont vu refuser des permis d’exportation, cependant. Mais au lieu de rendre les poissons à leur habitat d’origine, comme sur instruction des autorités locales, la capture a été un petit bassin portuaire d’environ 200 m2 de taille en face de le Département des pêches à Mpulungu, en Zambie. Dans notre étude sur les précurseurs (Salzburger et al. 2006), nous avons recueilli des échantillons de la population mélangée au cours des trois années consécutives suivant la libération de morphes non autochtones (1999-2001) et, en utilisant les deux techniques moléculaires et morphologiques, a examiné la structure phénotypique et génétique de la population afin d’évaluer modèles d’accouplement entre les morphes. Analyse des composantes principales (PCA) basé sur les données de score de couleur dénoyauté 5 phénotype distinct classes, à savoir le morph indigène (« olive clair ») et le« olive foncé » (translocable à partir du Côte est zambienne), « rouge », « rayé rouge » et « orange » (tous les trois translocables du littoral au nord-ouest de l’estuaire de Louubu; voir Figure 1). Analyse de paternité et test d’affectation de population des juvéniles nés après l’événement d’admixis ont révélé un degré élevé de l’accouplement de couleur-assortiment, avec environ 70% de la progéniture est dérivée de l’accouplement de morphes à l’intérieur de la couleur. De plus, l’isolement reproductif était le plus la plupart des morphes distincts (d’olive et de rougeâtre), qui représenter différentes lignées de haplo types mitochondriaux
(Sturmbauer et al. 2005), tandis que l’introgression entre phénotypique et génétiquement plus similaires, c’est-à-dire, entre olive clair et foncé ou dans les morphes rougeâtres s’est produit plus fréquemment. En ligne avec ce, laboratoire femelle expériences de choix de partenaires utilisant plusieurs morphes de Tropheus révélés que le niveau d’isolement reproductif augmente avec l’augmentation la dissimilarité des couleurs des morphes (Egger et al. 2008, 2010). Plus d’une décennie après la translocation des morphes non indigènes, nous avons de nouveau échantillonné des individus de Tropheus du bassin portuaire pour évaluer l’actuel état des populations mélangées et pour obtenir un plus long terme perspective sur l’admixis secondaire dans le trophée. Analyse de des données phénotypiques et génotypiques ont été utilisées pour déterminer si l’accouplement colorassortatif a été maintenu ou s’il s’est rompu au fil du temps.
Matériaux et méthodes
Échantillonnage a été effectué en Mars 2010 dans le petit port baie devant le Département des Pêches, Mpulungu,
Zambie. D’autres échantillons ont été prélevés population (« St Georges »; à 50 m à l’ouest de la population), qui était déjà utilisée à l’origine population adjacente non perturbée par Salzburger et al. (2006). Les poissons ont été recueillis par des plongeurs locaux au moyen de filets maillants. Chaque spécimen a été mesuré, pondéré et photographié d’une manière normalisée. Enfin, un clip d’aileron a été pris et stocké dans l’éthanol pour l’extraction ultérieure de l’ADN avant que les poissons relâchés dans leur habitat. Afin de pouvoir comparer les résultats entre les différentes années d’échantillonnage, nous avons utilisé exactement le même score de couleur comme Salzburger et al. (2006) pour quantifier les différences phénotypiques entre les individus/morphes. Seuls les individus adultes (plus longueur totale de plus de 60 mm) ont été juvéniles ont souvent des motifs de couleur distincts. Douze caractéristiques liés à la coloration ont été utilisés pour le score de couleur : globalement
couleur du corps (rouge/olive clair/olive foncé/orange), corps central couleur (rouge/jaune/foncé/orange), couleur de la paupière (rouge/clair/ foncé/jaune), anneau oculaire (bleu/foncé/clair), opercule (rouge/ foncé/clair/bleu), opercule (rouge/clair/foncé/jaune/ orange/bleu), nageoire dorsale (rouge foncé/clair/bleu clair/ rouge clair), base de la nageoire dorsale (rouge foncé/clair/foncé/orange/ bleu/rouge clair), base de la nageoire anale (rouge foncé/clair/foncé/ orange/bleu/rouge clair), base de la nageoire pectorale (rouge foncé/clair/foncé/orange/bleu/rouge clair), rayures/points (uniforme/rayures/points), et le motif de la nageoire dorsale (uniforme/rayé). Les données de score de couleur disponibles auprès des individus adultes collectées
de 1999 à 2001 ont été, avec les nouveaux échantillons à partir de 2010, traduit en une matrice de données binaires et soumis à un PCA avec R (v. 2.8.1, R Développent Core Équipe 2008).
L’ADN total a été extrait des clips de nageoires conservés dans l’éthanol application d’une digestion protéinase K suivie de chlorure de sodium d’extraction et de précipitation de l’éthanol (Bruford et al. 1998). Le 106 individus échantillonnés en 2010 (44 mélangés et 62 de la population adjacente) ont été génotypes à 9 microsatellite loci : Ppun5, Ppun7, Ppun21 (Taylor et coll. 2002), UNH130 (Lee et Kocher 1996), Pzeb3 (van Oppen
et al. 1997), Hchist06, Hchist38, Hchist68 et Hchist94 (Maeda et al. 2009). Parce que Salzburger et al. (2006) avaient
seulement analysé 5 marqueurs microsatellite, nous avons également re-génotypé les individus échantillonnés en 2001, plus un ensemble de des individus morphologiquement distincts pour la STRUCTURE analyse (voir ci-dessous). La taille des échantillons différait dans le PCA sur la couleur caractéristiques et dans les analyses de microsatellite et ont été comme suit : PCA analyse (mélangée/adjacente) : 1999, N 5 78/23; 2000, N 5 106/23; 2001, N 5 66/32; 2010, N 5 38/57; analyse microsatellite (mélangé/adjacent) : 2001, N 5 73/39; 2010, N 5 44/62; référence : 1999, N 5 35, 2000, N 5 9, 2001, N 5 24. Appel de taille de fragment a été effectuée sur un ABI 3130xl
analyse génétique (Applied Biosystems) par rapport à la Norme de taille interne LIZ 500(250) (Applied Biosystems).
Les génotypes ont été déterminés manuellement à l’aide du Peak Scanner (v. 1.0; Applied Biosystems). Comme dans Salzburger et al. (2006), nous a également déterminé la séquence d’ADN d’un segment de la région de contrôle mitochondrial pour les échantillons de 2010 à l’aide d’amorces publiées (Kocher et al. 1989; Salzburger et al. 2002). Les fragments PCR de la région témoin ont été purifiés utilisant Exosap-IT (USB), directement séquencé avec le Bigdye chimie de séquençage (biosystèmes appliqués), et analysé sur un analyseur génétique ABI 3130xl (Applied Biosystems). Des séquences d’ADN sont disponibles à Genbank dans le cadre de l’adhésionnuméros JQ736031-JQ736134.
Les séquences d’ADN mitochondrial ont été alignées à l’aide du CODONCODE ALIGNER (version 3.5; Codoncode Corporation) et combiné avec les séquences de Salzburger et al. (2006) donnant un total de 561 séquences de 4 années d’échantillonnage (1999 [N 5 113], 2000 [N 5 194], 2001 [N 5 150], et 2010 [N 5 104]). Ces séquences ont été
haplo types utilisant le logiciel COLLAPSE (v. 1.2, Posada 2006). D’après les 59 haplo types obtenus, un maximuml’analyse de vraisemblance a été effectuée dans PAUP*4.0b10 (Swofford 2002) pour construire un mitochondrial généalogie haplotype selon la stratégie décrite dans Salzburger et coll. (2011).
Les données de notation des microsatellites ont été arrondies à des nombres entiers valides utilisant le logiciel TANDEM (Matschiner et Salzburger 2009). Un test d’affectation de population a été effectué avec
Structure 2.1 (Pritchard et al. 2000). Comme référence pour « pure » individus, nous avons inclus des échantillons des années 1999 à 2001 qui sont regroupés dans l’une des classes de génotypes A, B, C ou D en fonction du test d’affectation de la population et les classes de phénotypes correspondantes : olive claire, olive foncée, et
rouge/rouge rayé basé sur le PCA dans Salzburger et al. (2006). Ces échantillons ont ensuite été utilisés pour tester l’attribution génétique des individus recueillis en 2001 et 2010. Nous avons couru Markov
Simulations de Monte Carlo en chaîne avec 500 000 réplications (brûler dans 5 50 000; modèle de mélange avec la population antérieure informations; fréquences des allèles corrélées) pour K (nombre de grappes génétiques) 5 4 (sur la base des échantillons d’olive claire, de darkolive, de rouge/rayé-rouge, et les morphes d’olive claire de la
population adjacente). Les simulations ont également été effectuées avec K 5 2 (basé sur les échantillons rouge/rayé-rouge et tout olive foncé et individuels olive-lumière) et K 5 3 (une fois basé sur le échantillons olive clair, olive foncé, rouge/rayé-rouge, sans le morphes d’olive-lumière de la population adjacente et une fois sur la base des échantillons d’olive légère, y compris l’olive-lumière individus de la population adjacente, olive foncée et rouge/
rayé rouge) pour vérifier la stabilité de la tâche génotypique.
Résultats
Dans l’APC, les spécimens de la population les années d’échantillonnage 1999-2001 étaient, tout comme dans notre étude sur les précurseurs, divisé en 5 groupes phénotypes distincts (olive clair, olive foncé, orange, rouge et rouge rayé, voir la figure 1B). Tous les individus de la population adjacente échantillonnée entre 1999 et 2001 ont été placés dans le groupe phénotype olive-lumière (voir Salzburger et al. 2006). La majorité des spécimens population mélangée en 2010 groupes de phénotypes. Plusieurs individus de l’échantillonnage de 2010 ont été placés à l’extérieur de ces grappes (figure 1B). La même chose pour les échantillons prélevés dans les populations en 2010 (voir la figure 1B). Plus « Valeurs aberrantes » : les motifs de couleur affichés sont intermédiaires entre le rouge et le rouge phénotype d’olive, suggérant une origine hybride. Les changements dans la fréquence de morphe au cours des années d’échantillonnage dans les deux La figure 2 montre la population mélangée et la population adjacente.
Les phénotypes intermédiaires n’ont pas été détectés en 1999, mais faible en 2000 (0,9%) et a abondance spectaculaire (de 1,5 % à 19 %) entre 2001 2010. Dans la population adjacente, aucun intermédiaire phénotypes ont été identifiés de 1999 à 2001, mais étaient présente en 2010 avec une fréquence de 3,5%. Le séquençage de la région de contrôle mitochondrial a été révélé la présence de 59 haplo types. 34 d’entre eux ont été trouvés
exclusivement dans des spécimens collectés entre 1999 et 2001, 16 ont été partagées entre les personnes recueillies en 2010 et

je suis parti me coucher :lol: :lol: :lol: :lol:
Sébastien
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Re: Tropheus Ilangi

Message par biodivmax » 20 Nov 2019, 15:23

Le résumé de tout çà, et d'un autre article du même type sur l'analyse génétique de Tropheus de plusieurs localités relâchés dans le port de Mpulungu ( j'en avais parlé quand c'est sorti il y a quelques années), c'est que sur le moyen terme (car à court terme l'isolation des couleurs paraissait perdurer), les Tropheus se mélangent les uns aux autres sans vraiment tenir compte de leur population d'origine, qu'ils soient au départ des Moliro, des Ilangi, des Kasakawale ou des red rainbow (car c'étaient les morphes d'origine, libérés au milieu d'une population de Mpulungu locale). Les différences sont tellement faibles entre tous ces poissons qu'il est impossible de les isoler génétiquement, et certains poissons d'un type géographique peuvent être plus proches génétiquement de ceux d'un autre type que de poissons qui ont la même couleur qu'eux. C'est à partir de cette étude que certains ont donc dit que sp. red était de la même espèce que moori, mais on rencontre les deux poissons au même endroit sur plusieurs zones de la frontière Congo-Zambie, et ils ne s'hybrident pas... On n'est tout simplement pas capable de discriminer assez fin pour faire la part des choses, et le concept même d'espèce n'étant qu'une vue de l'esprit, il faut réfléchir en terme de populations et d'isolation géographique, car il est impossible de faire mieux en ce moment.
Mais d'un point de vue purement scientifique, un Moliro, un Ilangi, un Red rainbow et un Kasakawale sont strictement de la même espèce si l'on prend en compte la définition génétique actuelle de celle ci...
A réfléchir...

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